Les contrôles sanitaires et le tracage dans les restaurants 

Chaque année, ce sont 55 000 établissements français qui sont contrôlés par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Cette importante direction issue du Ministère de l’Économie et des Finances, de l’Action et des Comptes Publics, veille à la santé des consommateurs.

Le déroulé d’un contrôle sanitaire et le traçage

Le règlement (UE) n° 2017-625 est relatif aux contrôles officiels afin d’assurer le respect de la législation alimentaire. De ce fait, il est impératif que le restaurant respecte les dates limites de consommation (DLC), les règles de température, l’hygiène du restaurant. Afin d’attirer l’attention de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, il est possible pour un client de rédiger un courrier signalant les problèmes rencontrés. Si le manquement à la législation est confirmé, l’établissement risque aussi bien un rappel à l’ordre qu’une fermeture administrative. Les contrôles sanitaires d’un restaurant, d’une brasserie ou d’un bistrot amènent ainsi à voir s’il existe une non-conformité de l’étiquetage, une mauvaise traçabilité des produits (identification, date de réception, fournisseur, niveau de transformation…). 

La suite des contrôles sanitaires

En France, depuis avril 2017, un site gouvernemental : www.alim-confiance.gouv.fr, a été mis en ligne afin que tout le monde puisse profiter des résultats des contrôles sanitaires des restaurants effectués par des inspecteurs. Ainsi, chaque établissement de gastronomie française contrôlé bénéficie d’un niveau de satisfaction (très satisfaisant, satisfaisant, à améliorer, à corriger de manière urgente) à la suite de ces inspections. Cette transparence a pour but d’informer les consommateurs sur le respect de l’hygiène dans la gastronomie française et d’améliorer le niveau d’hygiène global. A la suite de ces contrôles, le bistrot peut être amené à nettoyer, désinfecter son établissement mais aussi à remplacer du matériel défectueux, à détruire des denrées alimentaires. Dans ce cas, l’établissement est obligé de répondre de ses défauts le plus vite possible. De plus, l’inspecteur peut être amené à rédiger un procès-verbal indiquant que la santé du client est menacée et dans ce cas, l’établissement peut subir une fermeture administrative.

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